Le Moulin de la Bleuence
Une petite rivière, née à Créquy, rejoint la Canche à Beaurainville…
Son nom ? Actuellement, on l’appelle La Créquoise, en raison de l’endroit où elle a pris sa source.
Mais, il y a très longtemps, au Moyen-âge, elle porta deux autres noms : La Carquenoise ou encore La Bleuence et c’est cette dernière appellation qui fut donnée au moulin de Beaurain.
Il date de l’an 1042 : bientôt mille ans dans quelques années !
En cette lointaine époque, on ne pouvait pas installer librement un moulin (sans doute en raison des redevances que devaient verser ceux qui l’utilisaient).

C’est pourquoi il fallut une autorisation royale.
Le Roi capétien Henri 1er (ci contre) signa alors ce qu’on appelait un “diplôme” et accordat permission de mettre en usage… trois moulins : Aubin Saint Vaast, Beaumerie et Beaurainville.
Le nôtre porta donc tout naturellement le nom de la rivière qui lui donnait vie : La Bleuence…

Notre moulin à farine de La Bleuence a tourné pendant des siècles ; de nos jours, s’il n’est plus en fonction, c’est probablement à cause de la dure concurrence des minoiteries modernes.
Mais il est toujours là et se joint au Prieuré Saint-Martin, son voisin proche, pour témoigner du très lointain et riche passé de notre village.
Le Prieuré de Saint-Martin, transformé en ferme aujourd’hui, fut établi en 723 sous l’autorité de l’Abbaye Saint-Bertin à Saint-Omer. A partir du Xè siècle, il dépendit de l’Abbaye royale de Marmoutiers-les-Tours et connut la prospérité. C’est à partir de 1720 que le Prieuré perdra sa destination religieuse et appartient aujourd’hui à la famille BOUDOUX D’HAUTEFEUILLE.


